Mélusine - Quelle est cette mystérieuse fée et qu'elle est son histoire ?
Mélusine

Qui est la Fée Mélusine ? Et quelle est son histoire ?

Mélusine est une anguipède féminine légendaire du Poitou, d’Alsace, de Lorraine, de Champagne, du Luxembourg et d’Allemagne, souvent représentée comme une fée et apparaissant dans les contes populaires et médiévaux. Très ancienne, elle est considérée par les mythologues comme la « mater lucina » romaine qui présidait aux naissances, ou comme une déesse celte qui protège la Font-de-Sé (fontaine de la soif). Elle pourrait aussi être la Lyké des Grecs, la Mélugina des Ligures, ou la Milouziena des Scythes.

Elle a une queue de serpent et des ailes de chauve-souris, et son peuple descend d’Héraclès et d’Échidna. En effet, les Scythes appelés « Tafales » ont débarqué avec l’armée romaine en Poitou, où ils ont fondé la ville de Tiffauges. Pour les Gaulois, il s’agirait plutôt d’un Parque portant le nom de Mélicine (la tisseuse), avec le thème du destin, qui est prépondérant dans le mythe de Mélusine.

Walter Map (né dans les environs de 1140 ; entre 1208 et 1210) est l’un des premiers à évoquer le personnage de Mélusine. Dans son livre De nugis curialium (Contes pour courtisans), il y a un dit nommé Henno cum dentibus (Henno à la dent)1 qui raconte la rencontre de Henno avec Mélusine, qui devient sa femme. La mère de Henno découvre le secret de Mélusine qui se transforme en femme serpent lorsqu’elle se baigne.

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Dans Otia imperialia (Le Livre des merveilles), Gervais de Tilbury développe le thème de Mélusine, qui apparaît dans une perspective médiévale du monde. Le texte date de 1211/14 et est dédié à Otton IV du Saint-Empire.

Jean d’Arras immortalise son histoire par écrit dans son roman Mélusine ou la Noble Histoire des Lusignans, qu’il offre au duc Jean de Berry, frère du roi Charles V, et à sa sœur Marie de France, duchesse de Bar, le 7 août 1393. En 1401, Couldrette reprend la légende, cette fois en vers, dans son Roman de Mélusine, qu’il écrit pour Jean II de Parthenay-l’Archevêque, sire de Parthenay. François Nodot propose une adaptation de celle d’Antoine de Saint-novel Exupéry en 1698.

Dans Les Très Riches Heures du duc de Berry, on trouve également une évocation de Mélusine (mois de mars). Cependant, l’histoire de Mélusine remonte à bien plus loin : à la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe siècle, la littérature latine produit des récits sur une fée comme Mélusine. Pierre de Bressuire, prieur de l’abbaye Saint-Éloi et secrétaire de Jean II le Bon, a écrit une histoire semblable à celle de Mélusine dans son Reductorium Morale vers le début du XVIe siècle, bien que la fée du conte ne soit pas nommée.

Fée Mélusine

Étymologie

Mélusine est un mot français qui signifie « merveille » ou « brouillard marin ». Chez les Lusignans, on parle de  » Mère Lusigne  » (la mère des Lusignans). Elle est désignée sous le nom de  » Merlusigne  » dans le dictionnaire Littré, ce qui peut impliquer une connotation aquatique.

Émile Verhaeren a écrit un poème intitulé Le chant de l’eau, dans lequel son nom apparaît. Certains lui attribuent une ascendance bretonne insulaire : son nom devient Melizenn en breton et se traduit par  » La Mielleuse  » ; le nom de sa mère, Persina, a un ancêtre breton dans le mot Berz ou Berzi, qui peut signifier  » avertissement « ,  » interdiction « ,  » férié  » ou  » prohibition  » selon le contexte.

Injonction, vigilance, autant d’éléments qui conviennent à son rôle face à son adversaire. Le nom de famille de Melior pourrait être dérivé de Meler, qui signifie « le fabricant de miel » en breton, tandis que Miliour signifie également « la flatteuse » en breton. Bac’h C’hestenn, Bac’h signifiant « cellule » et la mutation de Kestenn, signifiant « ruche » en breton, pourrait convenir à la Palestine. Peut-être est-ce lié au fait qu’elle est toujours prisonnière de la montagne, comme une nymphe abeille dans l’alvéole de la ruche. Bac’h Laez Tenn, par contre, est plus étroitement associé à son rôle dans l’histoire ; Bac’h signifie aussi « séquestre », tandis que Laez Tenn signifie « hauteur difficile ».

Le nom de la colline de Brumblerio est dérivé du nom breton Bryn y Briallu, qui est aujourd’hui connu sous le nom de Primrose Hill et signifie « la colline des Primevères ». De même, le nom Elénos vient de la colline d’Elenydd (prononcé Éléneuze) dans la région cambrienne du Pays de Galles, qui s’étend de la zone des collines de Plynlimon au nord (au sud de Machynlleth et à l’est d’Aberystwyth) aux collines du nord du Carmarthenshire et du sud-est du Ceredigion. En ce qui concerne la montagne Canigou, elle se trouve à Gwynedd, Pays de Galles, dans le massif du Carnguwch, qui culmine à 359 mètres sur le territoire de la commune de Pistyll.

Son sommet est constitué d’un grand cairn en bronze3 de 6 mètres de hauteur et de 30 mètres de diamètre, connu sous le nom de Maiden’s Breast ou de la Quatorzième Porte. Le château d’Arménie pourrait s’expliquer par sa proximité avec la mer, car « Ar mynydd » (prononcé ar ménéz) en gallois signifie « sur la montagne ».

La fontaine de Cé est connue sous le nom de ffynnon syched en gallois ou fetan sec’hed en breton, qui signifient tous deux « soif fontaine ». Il est à noter que Cé est plus oraculairement équivalent à sych ou sec’h, qui dénotent tous deux sec et donc fontaine sèche.

Les origines antiques de Mélusine

Hérodote fait la référence suivante à une femme-serpent :

 » Héraclès serait arrivé dans la région d’Hylaia, où il aurait découvert dans un antre un jeune serpent formé de deux natures : les parties de son corps au-dessus des hanches appartenaient à une femme, tandis que les parties au-dessous des hanches appartenaient à un reptile. Il la regarde avec étonnement, puis demande si elle a vu des cavales errantes. Elle lui répond qu’elle en a et qu’elle ne les lui donnera que lorsqu’il se sera uni à elle ; et Héraclès s’unira à elle à ce prix.

Autre référence : Mélusine serait arrivée dans le Poitou, berceau du mythe, avec Scythes (les Tafales) et l’armée romaine. Ils ont même donné leur nom à la ville de Tiffauges, dont la fée a construit le château…

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Mélusine, un mythe du Moyen Âge

Princesse d’Albanie

Le roi Elinas du royaume d’Albanie, ancêtre du comté d’Albany en Ecosse, se promenait dans les bois et rencontra une belle jeune femme qu’il humilia. Elle accepta sa demande de la prendre pour épouse en échange de sa promesse de ne jamais la chercher pendant son sommeil.

Persine (ou Presine) épouse Elinas et ils ont trois filles, toutes aussi belles que leur mère. Mélusine est le nom du premier enfant, suivi de Mélior et de Palestine. Mataquas, le fils aîné d’Elinas et la joie de sa mère, entraîne son père dans la pièce où Persine baigne ses filles. Celle-ci exila avec ses trois filles au sud, sur l’île magique d’Avalon, où elles montaient chaque matin sur la colline d’Elénos, la montagne fleurie, d’où elles pouvaient voir l’Albanie au loin. Persine, leur fée, leur disait qu’elles y étaient nées et que la fausseté de leur père les avait réduites à une vie de misère.

Chaque fois qu’elle commet la même erreur, Mélusine persuade ses filles d’enterrer leur père dans la belle montagne du Northumberland appelée Brumblerio, d’où il ne reviendra jamais. La mère de Mélusine pousse des cris de colère, et elle est condamnée à devenir un serpent sous le nombre tous les samedis. Si, par contre, elle rencontrait un homme qui voulait l’épouser à la condition de ne jamais le voir le samedi, elle vivrait le cours naturel de la vie d’une femme et ferait son deuil naturellement, donnant naissance à une lignée noble et puissante capable de grandes actions. Cependant, si elle devait un jour être séparée de son mari, elle reviendrait sans faute au tourment précédent.

Mélior est condamnée à garder une magnifique épaulette dans un château d’Arménie. En Palestine, elle fut emprisonnée avec un lutin sur le mont Canigou et fut chargée de garder le trésor de son père jusqu’à ce qu’il soit libéré par un noble.

La résidence de Lusignan

La légende de Raymondin

Mélusine erre dans les bois et les tourbières avant de traverser l’Atlantique et d’accoster en Poitou. Raymond ou Raymondin (en poitevin) de Lusignan, neveu du comte Aymar de Poitiers et fils du comte de Forez, tue son oncle par erreur en forçant un féroce sanglier. Craignant d’être tué, il s’égare dans la forêt de Coulombiers en Poitou (aujourd’hui dans le département de la Vienne) et rencontre trois femmes, dont Mélusine, à la Fontaine de Soif (ou  » fontaine faée « ,  » font-de-Cé « ,  » Soif-Jolie « , ou  » font-de-Sef « ).

Elle le réconforte et lui propose de l’aider, de le rendre innocent et d’en faire un puissant seigneur s’il l’épouse. Elle lui fait également jurer qu’il ne la cherchera jamais le samedi. Elle lui offre deux verges d’or qui « ont moult grande valeur ».

Mélusine dans son bain

Ils se marient avec noblesse et donnent naissance à la famille de Lusignan, l’une des familles les plus puissantes de France. Elle a dix fils, tous beaux et bien bâtis, qui grandissent et deviennent grands et puissants. La haute et glorieuse lignée de Persine est ainsi établie :

Urien, l’aîné, monte sur le trône de Chypre, bien qu’il ait un visage long et mince, un œil rouge et un œil vert, et les plus gros lobes qu’un enfant puisse avoir.

Eudes a une oreille plus grande que l’autre.

Guyon devient roi d’Arménie car l’un de ses il est plus haut que l’autre.

Antoine gagne le titre de duc de Luxembourg en portant une griffe (ou patte) de lion.

Renaud, qui n’a qu’un enfant, est couronné roi de Bohême.

Geoffroy naît avec une défense de sanglier qui l’empêche de manger ; (Rabelais en fait l’ancêtre de Pantagruel), Fromont, qui devient moine à Maillezais, a une tache de velours sur le nez.

Horrible, d’une taille inimaginable, avec trois yeux et qui n’avait pas encore quatre ans lorsque sa férocité tua deux de ses petits.

Il s’agit de Thierry et Raymonnet (dit Raymondin).

Mélusine la fée bâtisseuse

Mélusine continue à construire pendant que Raymondin voyage en Bretagne. Selon la légende, Mélusine est à l’origine de la construction de nombreux édifices médiévaux poitevins et lorrains. Elle est à l’origine du mythique château ou palais du Felsberg de Saint-Avold, qu’elle confia à un prince de sa filiation pour protéger les habitants de la vallée de la Rosselle, et qu’elle détruisit ensuite parce qu’il n’avait pas honoré ses obligations.

Elle fonde les villes de Parthenay, Tiffauges et Talmont, édite les Murailles de La Rochelle, les Châteaux de Châteaumur, Mervent et Vouvant, et construit de nombreuses églises et abbayes (dont celles de Saint-Paul-en-Gâtine et Clussais-la-Pommeraie).  » Quelques dornées de pierres et une goulée de ve  » étaient nécessaires pour l’élévation des forteresses les plus difficiles. Si elle était surprise au milieu de son travail, qui se faisait généralement la nuit, elle cessait immédiatement de travailler. C’est ainsi qu’il manque une fenêtre à Ménigoute, la dernière pierre de la flèche de Niort et de l’église de Parthenay.

La traîtrise

Raymondin ne vit pas le samedi, comme il l’a promis, mais son frère, le comte de Forez, fier de sa puissance de cadet, médite que sa femme fornique avec un autre chaque samedi. Raymondin, furieux de ces paroles, se précipite vers la porte fermée à clé, lorgne le coffre à travers la serrure, aidé d’une dague par laquelle il parvient à faire passer un petit trou. Il voit sa femme dans une cuve de 15 pieds de long, avec une femme en haut du nombril qui lui caresse les cheveux et un serpent en bas. Il y a deux variations à partir de là. Dans l’une, Raymondin s’exclame : « Je viens mon amour de te trahir à cause du fourbe encouragement de mon frère ! »

Il peut aussi ne rien dire et tenter de garder le secret sur sa trahison. Cependant, lorsque son fils Geoffroy est accusé d’avoir détruit l’abbaye de Maillezais et tué accidentellement son frère Fromont, Raymondin triomphe en assumant la responsabilité du comportement étrange de son fils envers Mélusine. Il la qualifie en public de « très fausse serpente… ». Les deux versions ont la même fin : Mélusine est alors projetée par une fenêtre qui bouge comme une paire d’ailes, laissant échapper un cri de désespoir. Jean d’Arras explique qu’elle vient caresser ses enfants au milieu de la nuit devant les nourrices qui ne disent rien. C’est elle qui annonce la mort de Raymondin.

Mélusine Julius Hubner

Montserrat lui a fait un ermitage. En réponse à la prophétie de Persine, le serpent fée apparaît et pleure chaque fois que les biens des Lusignan changent de mains ou qu’un membre de leur famille décède.

Lusignan et Mélusine avant Jean d’Arras

Plusieurs décennies avant que Jean d’Arras et Coudrette ne se chargent d’écrire l’histoire de Mélusine, la tradition orale locale liait les origines du château et de la famille de Lusignan à l’œuvre d’une fée, comme en témoigne le témoignage de l’enfant du pays, Pierre Bersuire (v. 1300-1362), qui raconte entre 1342-1350 dans son Reductorium morale :

 » Dans ma province natale du Poitou, on dit qu’un certain chevalier et sa fée ont construit le magnifique château de Lusignan ; et que cette fée a donné naissance à un grand nombre de nobles et de grands ; et que les rois de Jérusalem et de Chypre, ainsi que les comtes de Marche et de Parthenay, descendent de là. Cependant, on raconte que sa femme fut transformée en serpent par son mari. Et aujourd’hui, on entend encore le long bruit que ce serpent fait dans le château chaque fois qu’il change de seigneur5.

Le livre de la fée Mélusine par Jean d’Arras

 » Dans cette partie de l’histoire, on apprend que Remond est toujours vira et revira, et qu’il a un pertuis en l’uis [un trou dans la porte] par lequel il peut aviser de tout ce qui se passe dans la chambre. Et il y a Mélusigne dans la cuve, qui est en forme de femme et qui lèche son cheveu, et le nombril dans l’aval est en forme de queue de serpent, grosse comme une tonne où l’on met du harenc, et elle est là depuis longtemps [très longtemps], et elle débat tellement sa queue qu’elle la fait naviguer « 

Statue Mélusine

– Le Roman de Mélusine, Jean d’Arras (1393-1394)

Dans cette version, le père de Mélusine est roi d’Écosse (bien que les Albanais médiévaux l’appellent « Écosse »). Lorsque Raymondin rencontre la fée Mélusine, il est sur le point de tuer accidentellement son oncle, le comte de Poitiers, lors d’une chasse au sanglier. Comme il souffre, il part au galop, laissant son cheval conduire. Il arrive de nuit près d’une source connue sous le nom de Fontaine enchantée. Trois femmes se baignent à la fontaine, mais il s’éloigne sans les remarquer. La plus belle des trois saisit la bride du cheval et s’arrête, s’enquérant des raisons de son erreur.

Raymondin est décontenancé lorsqu’il lui révèle qu’elle connaît son nom ainsi que l’accusation portée contre lui. Elle lui promet de faire de lui le plus puissant seigneur du monde s’il l’épouse, à condition qu’il ne la voie jamais le samedi. Raymondin épouse la mystérieuse dame et deviendra peut-être un jour le seigneur de Lusignan, près de Poitiers, grâce à elle. Il tient sa promesse de ne pas chercher Mélusine le samedi jusqu’à ce que son frère lui rende visite…

Raymondin et Mélusine sont à Mervent le samedi. Raymondin, fidèle à sa parole, n’a jamais fait l’effort de voir sa femme le samedi : après tout, il ne peut pas imaginer qu’elle fasse quelque chose d’impensable.

Ou, juste avant le déjeuner, quelqu’un l’informe que son frère, le comte de Forez, est arrivé pour lui rendre visite. Il organise un accueil merveilleux pour son frère. Puis il se rend à son rendez-vous en lui souhaitant la bienvenue. Ils arrivent à la messe, puis se rendent dans la grande salle du château, où ils prennent place. Son frère ne peut s’empêcher de demander où est sa femme, et il précise que le bruit vient de l’endroit où sa femme se cache le samedi pour mal se comporter. Sur ces mots, Raymondin, une mauviette, repousse la table, entre dans sa chambre, prend son épée, la range dans sa ceinture, et se dirige vers l’endroit où il sait que Mélusine se cache tous les samedis.

Là, il découvre une épaisse et solide porte en fer. Il n’avait jamais été capable d’aller aussi loin auparavant. Quand il voit la porte, il prend son épée et, avec une pointe très aiguisée, il creuse jusqu’à faire un trou.

Il se tourne alors vers l’intérieur et voit Mélusine dans un grand bassin de marbre avec des escaliers qui mènent au fond. C’est un bassin circulaire avec des alliés tout autour, d’une dizaine de mètres de diamètre.  » Mélusine vit dans le sous-sol. Elle avait l’apparence d’une femme jusqu’au nombril, et elle se coiffait ; après le nombril, elle avait une énorme queue de serpent, grande comme un tonneau pour harengs, et elle était très longue.

Elle a lutté contre l’eau avec laquelle elle s’est giclée jusqu’à la voûte de la pièce. (Jean d’Arras, op. cit., trad. M. Perret)

Raymondin est furieux lorsqu’il se rend compte qu’il a révélé son secret sur les mauvais conseils de son frère et qu’il a rompu la promesse qu’il avait faite. L’envahit tout de suite d’un immense chagrin. Il entre dans sa chambre, prend un morceau de cire, et mâche le trou qu’il a fait dans la porte. Puis il entre dans la grande salle, où il retrouve son frère. Il remarque la profonde détresse de Raymondin et croit qu’il va assister à un acte odieux commis par sa femme. Raymondin est à la chasse. Raymondin, quant à lui, n’a pas tenu sa promesse.

Mélusine Jean d'Arras

Mélusine est obligée de reprendre sa forme de dragon, et elle est engloutie par une fenêtre en émettant des cris de détresse. Elle réapparaîtra de cette manière chaque fois qu’un de ses descendants sera sur le point de mourir.

Selon la légende, la fée Mélusine a construit en une seule nuit le château de Lusignan (86) sur les terres du comte de Poitiers. Elle obtient pour son mari Raymondin le lopin de terres capable de définir la peau d’un cerf. Rusée, elle démonte la peau du cerf en fines lanières et obtient d’un comte de Poitiers le domaine de Lusignan, où fut construit le plus magnifique château-fort du pays.

Des adaptations en français moderne ont été faites au Livre de Mélusine de Jean d’Arras (1392).

Dame de la noblesse

Plusieurs familles, dont les Lusignan, ont confirmé la présence présumée de Mélusine comme dame du Moyen Age. On en trouve des traces dans les seigneuries bas-poitevines (vendéennes) de la Loire, ainsi qu’en Gironde. La Mélusine est également présente en Belgique, où elle sert de gardienne à la maison familiale des Gavre. De nombreux sites historiques et châteaux du Poitou sont liés à la présence de Mélusine en tant que dame locale, notamment Mervent, Vouvant, Saint-Maixent, Talmont et Parthenay. Certains auteurs pensent que le personnage de Mélusine est basé sur une personne réelle dont l’histoire aurait été racontée dans un roman.

Dragon chateau de Lusignan

Le règne de Sibylle de Jérusalem y est représenté, ainsi qu’une certaine Mélusine de Hierges, selon les historiens. Aliénor d’Aquitaine y est vue par d’autres, dont Michelet. Hugues VII de Lusignan, dont la Sarasine ramenée des croisades, habillée de voiles comme une fée, et prenant de longs bains bouillonnants de vapeur, ressemble à Mélusine8. Les comtes de Toulouse et les Plantagenêts revendiquent la descendance de Mélusine, tout comme la famille Saint-Gelais, dont l’un des descendants, poète du XVIe siècle, prit le nom de Mellin en l’honneur des revendications de ses ancêtres.

En 1591, le mathématicien François Viète dédie son Isagoge à sa protectrice, Catherine de Parthenay, dame de Soubise, comme si elle était une princesse. Mariée jeune au baron de Quelenec, elle l’accusera d’avoir manqué à ses devoirs d’époux dans un procès qui défrayera la Chronique peu avant la Saint Barthélemy.

Une image universelle sur les légendes concernant la fée Mélusine

carte de la légende de la fée Mélusine

De nombreux lieux témoignent de la légende de Mélusine. De nombreux lieux portant le nom de lux (latin pour « lumière ») ont un lien avec Mélusine. Ainsi, des lieux comme Lucé, Lucy, Lusigny, Lusignan, Lézignan, Luzy, Leucate, Lausanne et Luxeuil peuvent être liés à l’histoire de Mélusine. Melun, dans le canton suisse de la Brie, pourrait également être à l’origine de la légende. Mélusine apparaît sous plusieurs noms dans différents châteaux et forêts, et l’histoire varie légèrement. La légende de Mélusine est particulièrement populaire au Luxembourg, et diffère peu de l’histoire originale. Dans le Hainaut, elle est connue sous le nom de Marluzuzenne, en Champagne sous celui de Merluisaine, et dans la Drôme sous celui de Mélusine.

Dans son essai « Les Vierges Noires, Mélusine, l’origine des contes de fées », Pierre Gordon parle de Mélusanette dans les montagnes de la Madeleine. Dans certaines histoires d’horreur, elle est appelée Malorcine, ou Mélorcine, par opposition au mot orc, qui signifie « ogre ». La mythique Ogresse dévore le postulant lors d’une initiation au milieu de la vouivre, lui permettant de  » recracher  » une fois le changement achevé, comme le fit Jonas après trois jours dans le ventre de la baleine. Elle est également connue sous le nom de « Méloursine », un terme qui fait référence à la Grande Ourse, la Polaire, et qui implique qu’elle conduit les gens vers la lumière. Mélousine est un autre nom pour elle.

ou l’Oie était désignée par le terme « oues ». Il y avait autrefois une « Route aux Oues » à Paris, qui a ensuite été rebaptisée « Route aux Ours ». Cette fois, elle porte le masque de la « Mère Loi », la gardienne de la Loi cosmique.

Elle se fait appeler Andaine à Gratot, dans le Cotentin, et supplie le seigneur d’Argouges, alors père de Gratot, de ne plus jamais prononcer le mot « mort ». Malheureusement, son époux s’exclame :  » Madame, seriez-vous bonne à aller chercher la mort ? « lors d’une fête où la fée tarde à se préparer. Avec ces mots, le fée se hisse au sommet de la tournée qui porte aujourd’hui son nom.

Depuis que son mari l’a surprise dans son bain un samedi alors qu’elle souffrait de sa malédiction (être mi-femme mi-poisson un jour par semaine), elle est emprisonnée dans les grottes appelées « Cuves de Sassenage », qui sont l’une des sept merveilles du Dauphiné ; elle est incapable de retrouver sa forme féminine et reste emprisonnée dans la grotte.

Les larmes de Sassenage sont transformées en petits galets « magiques » qui traitent les problèmes ophtalmologiques (également appelés « pierres de Sassenage » ou « larmes de Mélusine »).

On trouve des femmes et des hommes à taille de serpent dans de nombreuses cultures : Erechtée, le guerrier athénien ; Eros, aussi ; Isis-Thermoutis, la divinité égyptienne des pluies Renenoutet, sur les traces de Nuilil, la déesse sumérienne de l’agriculture et de la civilisation ; Nommo, le dieu Dogon du Mali, sous forme anguipède.

La queue du serpent est diabolisée par le christianisme, qui se transforme en dragon volant. De même, le catholicisme remplace la vénération de Sainte Venise, qui est représentée, notamment sur les vitraux des églises traditionnelles, comme une femme vêtue d’un baquet mais sans queue de serpent !

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Henri Dontenville dépeint Mélusine comme une chtonienne attachée à la terre par sa queue de serpent, plutôt que les sirènes qui sont attachées à la mer par leur queue : « Mélusine (…) est chtonienne, elle n’appartient pas au peuple de la mer, elle élève des entrailles de terre comme les vouivres et les dragons. »

Mélusine, selon Julien d’Huy, serait un type mythique de femme mystérieuse. Dans ces contes, « une femme-animal apparaît énigmatiquement et s’installe dans la tanière du foyer d’un non marié ; celui-ci l’assume comme partenaire » et « la souvenir d’un de ces traits animal de la femme provoque sa mort. » L’auteur fait remonter les origines de cette histoire à la préhistoire de l’Europe en s’appuyant sur des groupes de transformation similaires en Europe et en Amérique du Nord, dont Mélusine.

Les récits légendaires avec une intrigue comme l’histoire de Mélusine sont appelés « mélusiniens ». Laurence Harf-Lancner a résumé l’histoire universelle comme suit : « un être surnaturel se lie d’amitié avec un être humain, le poursuit à travers le monde des morts et l’épouse tout en faisant respecter un interdit ». Après avoir rompu le pacte, il règne sur l’autre monde et laisse un héritage13,14. Lorsque, en revanche, c’est un être humain qui quitte son monde pour le domaine du fantastique, on parle d’une histoire morganienne.

Mélusine est également l’héroïne d’une bande dessinée pour enfants et d’une foule d’adaptations destinées à la jeunesse.

Généalogie de Mélusine

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